Le hasard au service du symbole.


A l’origine, un hasard de type Paréidolie. Nicolas TRUB découvre sur le stand d’un vide grenier une faucille et un marteau en position compromettante. Il achète le lot, les monte sur un socle fabriquant ainsi un symbole communiste « en 3D » qu’il expose illico à la Boutique du Futur, parce qu’« on ne sait jamais ». Bingo ! Dans les jours qui suivent, un acquéreur se précipite sur la sculpture et l’achète rubis sur l’ongle. Un mois plus tard, l’inventeur met la main sur un nouveau couple révolutionnaire et rebelote, l’objet est vendu dans la foulée. Il faut dire que la Boutique du Futur se situe à Montrouge, régulièrement brocardée pour son appartenance supposée à la banlieue rouge.
Souhaitant aller au delà du bricolage, et parce que ça se confirme, « on ne sait jamais », Nicolas TRUB, qui se souvient avoir vu à la TV de son enfance le professeur Choron transformer une faucille et un marteau en coupe-carottes, décide de mettre au point des objets fonctionnels utilisant le controversé symbole. À sa grande surprise il constate que le logo du parti communiste, mondialement connu et non-religieux, est... libre de droits ! Une opportunité irrésistible.
Ainsi naîtront tour à tour : le dessous de table TABLE MARX, la pince à sucre URSSUCRE, l’étagère l’ETATGERE, le décapsuleur DECAPURSS, le porte bijoux BIJOULCHEVIK, la PETITE PATERE DES PEUPLES.


La soviet nostalgie au Grand Palais.


Si l’histoire s’était arrêtée là, elle aurait déjà été bien marteau. Mais voilà qu’elle est rattrapée par l’Histoire : en mars 2019, la Réunion des musées nationaux organise au Grand palais une exposition intitulée « Rouge : arts et utopies au pays de soviets ». Découvrant la gamme développée à Montrouge, le commissaire de l’exposition décide d’intégrer les 5 références révolutionnaires  à l’espace merchandising de l’événement. Résultat : plus de 2000 pièces vendues. Une vraie réussite : le symbole du communisme est devenu une véritable marchandise. La boucle est bouclée.
 

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